L’école n’est pas une caserne !

Depuis le début de la guerre en Ukraine et sous prétexte de « menace russe », le président de la République appelle, depuis son discours de juillet 2025, au réarmement massif de la France. Reprise par beaucoup de personnalités politiques, et imposée à grands renforts médiatiques, cette propagande guerrière préparait les esprits, entre autres, à l’augmentation du budget de la défense au détriment des Services publics.

D’ailleurs, et pour la première fois, le budget militaire est supérieur à celui de l’Éducation (le PLF 2026 prévoit 68,4 milliards d’euros pour la Défense contre 64,5 milliards pour l’EN).

Plutôt que d’investir dans l’École, le gouvernement Lecornu préfère nourrir l’industrie de l’armement !

L’Éducation nationale n’est pas épargnée. Si le rapprochement entre l’Éducation nationale et la Défense ne date pas d’hier, force est de constater que nous assistons à une accélération incontrôlée.

Aussitôt le SNU abandonné il est remplacé par la Service Militaire Volontaire. À noter aussi le développement des classes « défense et sécurité globale » du collège au lycée sur l’ensemble du territoire, l’édition d’un guide intitulé « Acculturer les jeunes à la défense » ou encore la loi pour renforcer l’enseignement de la défense nationale dans les collèges et les lycées : tout un arsenal de mesures est mis en œuvre.

Le président a donc décidé de la création d’un nouveau Service National « Volontaire », à partir de septembre 2026, d’une durée totale de 10 mois, rémunéré, et ouvert aux jeunes de 18 à 25 ans.

Considéré comme une année de césure dans les études, le SNV serait un élément de valorisation dans Parcoursup et dans le parcours académique (octroi de crédits ECTS).

Nous dénonçons les courriers d’unités militaires, à destination des chef·fes d’établissement, qui visent à pousser les équipes à faire la promotion du SMV auprès des élèves.

Nous demandons que cette pratique cesse. Nous refusons que l’École et ses personnels soient instrumentalisés pour pousser les jeunes vers l’armée.

La campagne de recrutement pour ce nouveau service national doit être immédiatement stoppée.

Dans son document d’orientation adopté en mars 2023, la CGT réaffirme sa volonté de « préservation de la planète et de l’humanité ( ce qui) implique notamment d’en finir avec l’impérialisme, ses guerres et ses armes nucléaires.

L’épanouissement des peuples n’est envisageable que dans un monde en paix et libéré du capitalisme.

La CGT œuvre et œuvrera toujours à dynamiser la culture de la paix en militant pour la coopération et l’amitié entre les peuples.

L’amélioration des droits des populations, le développement de l’accès aux biens et services de première nécessité, l’accès à la santé, à l’Éducation, à la culture, à la justice et la démocratie sont des conditions sine qua non de la paix.

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